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 <title>Jack Arel - Site Officiel/Official Website</title>
 <subtitle><![CDATA[compositeur]]></subtitle>
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 <updated>2008-10-08T07:08:26+01:00</updated>
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   <title>JE CHANTE MAGAZINE : Portrait et interview de Jack Arel</title>
   <updated>2007-09-08T12:32:00+01:00</updated>
   <id>http://www.jackarel.com/index.php?action=article&amp;numero=34</id>
   <category term="Presse" />
   <photo:imgsrc>http://www.jackarel.com/photo/imagette-716730-876182.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-09-06T12:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jack Arel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/716730-876182.jpg" alt="JE CHANTE MAGAZINE : Portrait et interview de Jack Arel" title="JE CHANTE MAGAZINE : Portrait et interview de Jack Arel" />
     </div>
     <div>
      • Portrait et interview de Jack Arel, le compositeur de <span style="font-style:italic">I’ll never leave you</span>.       <br />
              <br />
       <b>Voici d'abord une bio de Jack Arel :</b>       <br />
              <br />
       Lorsqu’en 1967 il compose les chansons du film Les Jeunes Loups, Jack Arel est déjà dans le métier depuis une bonne dizaine d’années. Dans les années 50, après des études au Conservatoire (classe de percussions et d’harmonie), il se partage entre la composition et l’orchestre de Léo Clarens où, pour gagner sa vie, il tient la guitare ou le piano les fins de semaines. Il chante aussi un peu... « Et le lundi, je me remettais à faire mes petites chansons, à aller solliciter les auteurs... J’ai commencé à composer à l’époque où il y avait des directeurs artistiques dans les maisons de disques. Nous autres, auteurs ou compositeurs, nous frappions aux portes et nous étions reçus par les directeurs artistiques ou les artistes eux-mêmes. Il n’y avait que trois radios et deux télévisions... »       <br />
              <br />
       Une des première fois où le nom de Jack Arel apparaît sur une pochette de disques, c’est en 1959, sur le 45 tours Polydor d’un certain Stephen Bruce...       <br />
       « Bruce est un Américain qui vivait à Paris, et lorsque je l’ai connu, il ne parlait pas un mot de français. Sur ce disque, il y avait une chanson écrite avec Jean-Claude Darnal : Bonjour monsieur Stephen... » De son vrai nom Bob Karcy, Stephen Bruce incitera Jack Arel à venir s’installer aux États-Unis où, ensemble, ils fondent une société spécialisée dans le jazz.       <br />
       À New York, ce féru de jazz écume les clubs pour enregistrer des concerts.  « Pendant cette période, j’ai eu la chance de rencontrer les plus grands jazzmen, j’ai connu des soirées formidables... Pour la vidéo, nous achetions des programmes — des documentaires mais surtout de la musique — que l’on revendait en Europe. Nos bureaux à New York se trouvaient sur la 32ème Rue, on avait un petit immeuble à nous... Mon associé a bien réussi. Moi, je me débrouillais à peine en anglais, je baragouinais... »       <br />
       Durant son séjour aux États-Unis — une dizaine d’années, de 1988 à 1999 —, Jack a le temps de comprendre comment « fonctionnent » les Américains. « Aux États-Unis, un responsable de société peut vous recevoir cinq minutes. Si vous l’avez intéressé ou convaincu, il s’accroche. Et si le PDG ne vous reçoit pas, ce sera son bras droit qui le fera à sa place. Là-bas, ils sont attentifs et un peu à l’affût de tout... En France, vous n’arrivez à voir personne. »       <br />
       Au début des années 60, ses chansons sont enregistrées par Jean-Claude Pascal, Dick Rivers, Eddy Mitchell, Richard Anthony, Tom Jones. Plus tard par Dalida, Florent Pagny... Sur un texte d’Yves Stéphane (auteur de L’amour c’est comme un jour), Jack Arel compose un très beau slow qu’enregistre Mouloudji en 1963 : L’amour, l’amour, l’amour.       <br />
       Le succès de I’ll never leave you en 1968 lui ouvre les portes du cinéma et de la télévision où il signe de nombreux génériques (Trente millions d’amis, Auto-moto, Midi Première, Les Tiffins..).       <br />
              <br />
       <b>Ahmet Ertegun, PDG d’Atlantic</b>       <br />
       Au début des années 70, Arel compose Melody Lady, une chanson que Sheila adapte sous le titre Mélancolie. « J’étais producteur de la version américaine enregistrée par Freddie Meyer qui était sortie chez Carrère. Entretemps, j’avais été en contact avec Ahmet Ertegun, le grand patron du label Atlantic, de passage à Paris. Ce n’était pas n’importe qui ! Par le biais d’une relation commune, il me reçoit en short dans son hôtel, au Plazza Athénée. Ertegun parle très bien français : “Oh, Jack ! Comment allez-vous ?” On n’a pas fait “affaire” sur ce coup-là, mais c’est pour vous dire que le grand patron d’un label aussi prestigieux prend le temps de vous recevoir... À Paris, je n’ai jamais pu avoir un rendez-vous avec le responsable du bureau d’Atlantic France...       <br />
       J’ai eu le privilège de faire ce métier, avec des hauts et des bas, j’ai eu la chance d’en vivre (merci mon Dieu !). Mais aller faire le siège des gens ou les harceler au téléphone, je ne peux pas...  Personnellement, je ne veux pas me dévaloriser en allant frapper aux portes comme je le faisais à l’âge de 20 ans. Ou bien je travaille avec des gens qui ont envie de travailler avec moi — qu’on essaie tout au moins —, autrement, ce n’est pas la peine...       <br />
       Aujourd’hui, le métier est pris en main par quatre sociétés de disques — Universal, Warner, BMG-Sony et EMI — et le reste n’existe plus, à part quelques indépendants... Pour lancer un artiste, si vous n’êtes pas dans le sérail de TF1 et que vous arrivez avec votre petite production, on ne vous regarde et on ne vous écoute même pas ! »       <br />
              <br />
       <b>Claude François</b>       <br />
       Sur « le métier », Arel ne manque pas d’anecdotes. En voici une sur Claude François. « J’adore les contacts et j’aime travailler directement avec les artistes. Un jour, je reçois un coup de fil de Nicole Damy, la secrétaire de Claude François :       <br />
       — “Claude cherche des chansons et il aimerait bien que tu lui en présentes.” Bien entendu, je suis tout disposé, mais je pose la question qu’il ne fallait pas poser...       <br />
       — “OK, alors je le vois quand ?”       <br />
       — “Mais... il n’a pas le temps de te voir !”       <br />
       — “Nicole, s’il ne peut pas me voir, il n’y a pas de chansons...”       <br />
       — “Mais pour qui tu te prends ?”       <br />
       — “Je me prends pour rien... mais j’ai besoin du contact ! De parler avec lui, de savoir un peu ce qu’il veut...”       <br />
       — “Oui, mais il n’a pas le temps de te recevoir !”       <br />
       — “Dans ce cas, il ne peut pas y avoir de chansons...” Voilà comment je fonctionne... »       <br />
              <br />
       <b>Édith Piaf et Colette Renard</b>       <br />
       Jovial, volubile, Arel enchaîne les histoires du « métier ». « J’ai eu la chance de connaître Édith Piaf quelques années avant sa mort, Pierre Ribert, des Éditions Métropolitaines, me l’ayant présentée.       <br />
       Je venais de composer une chanson pour laquelle je ne voyais que deux interprètes : Édith Piaf et Colette Renard. Ce soir-là, j’ai rendez-vous avec Colette Renard au Théâtre Grammont, où elle jouait Irma la Douce, et, un peu plus tard, avec Édith Piaf à l’Olympia. J’étais tout jeune, je démarrais. Dans les loges du théâtre Grammont, Colette Renard se maquille. Je me présente. Tout en continuant à se maquiller, et sans se retourner, elle me répond : “Oui, laissez la chanson sur la chaise, je sais lire la musique...” Je pose la chanson et je repars.       <br />
       Direction l’Olympia. Les coulisses sont noires de monde, jusque devant la porte de la loge de Piaf. Tout le métier est là et je me dis : “Qu’est-ce que tu fous ici !” C’est alors que la porte s’ouvre et que le secrétaire de Piaf s’écrie : “Jack Arel...” Les gens se retournent et je me fraye un passage jusqu’à la loge. Piaf vient vers moi et me dit : “Je suis vraiment désolée, je vous ai effectivement donné rendez-vous ici, mais vous voyez le monde qu’il y a, je ne pourrai pas vous recevoir aujourd’hui... Revoyons-nous tranquillement à la maison.”       <br />
       Voilà la différence entre l’une et l’autre... Édith m’avait dit à cette occasion : “Sans les chansons que vous, les auteurs et les compositeurs, nous faites, nous, les chanteurs, nous sommes morts !” Finalement, je n’ai pas donné de chansons à Édith Piaf, ça ne s’est pas fait, mais au niveau relationnel, ça a été une rencontre importante pour un jeune compositeur. Ce “relationnel” n’existe plus aujourd’hui.       <br />
       D’abord, les chanteurs veulent tous écrire eux-mêmes leurs chansons. Ou bien ils veulent participer. Ils vous disent : “J’ai une idée”, sortent trois mots et veulent cosigner... Moi, je n’ai jamais cosigné avec un artiste. Je fais mon métier, on l’accepte ou pas. Mais aujourd’hui, on ne fait plus de chansons, on fait des affaires... »       <br />
              <br />
       <b>Illustration sonore</b>       <br />
       Secteur peu connu de l’édition musicale, l’illustration sonore a permis à des compositeurs comme Paul Bonneau ou Roger Roger de se faire un nom. Un jour, Jack Arel reçoit une proposition du directeur des éditions Chappell.       <br />
       « J’ai appelé Jean-Claude Petit qui démarrait dans la profession, en lui disant : “Ça va être un peu un laboratoire musical.” On fait un disque et il a un succès immédiat ! Dans la foulée, on en fait un deuxième et c’est ainsi que j’ai enregistré en tout onze albums de “Dance Music”... C’était à l’époque où je démarrais avec I’ll never leave you. À ce moment-là, il n’y avait pas une publicité sur Europe n° 1 ou sur RTL qui n’utilisait une de mes musiques... C’était de l’illustration sonore, ce que les Anglais appellent “Music Library”... Ces disques ont eu un succès considérable. On les entendait même sur les radios américaines car j’étais édité par Chappell, une maison d’édition mondiale.       <br />
       J’avais commencé avec Jean-Claude Petit puis j’ai travaillé avec Pierre Dutour. Je faisais mes arrangements tout seul mais à l’époque, on écrivait tout et vu que je manque un peu de formation musicale, il me fallait quelqu’un pour l’écriture des orchestrations. Aujourd’hui, je fais tout à l’ordinateur.       <br />
       Pour enregistrer ces disques, j’ai eu les meilleurs musiciens : Maurice Vander, Jean-Luc Ponty, des grands jazzmen... J’organisais et dirigeais les séances. Les musiciens de l’orchestre étaient payés par Chappell. On enregistrait chez Pathé Marconi à Boulogne où j’avais une équipe de preneurs de son hors pair. »       <br />
       Pendant une dizaine d’années, Arel  produit un disque par an. Petite précision : ces 33 tours ne sortaient pas dans le commerce mais étaient destinés aux professionnels qui s’en servaient pour illustrer des publicités ou des films... (1)       <br />
       « Par la suite, tout le monde s’est mis à vouloir faire des disques d’illustration sonore mais ceux qui sont venus après moi proposaient gratuitement leurs bandes pour accéder à ce marché... C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’arrêter. »       <br />
              <br />
       <b>Regain d’intéret</b>       <br />
       « Un jour, en 1998, je reçois un coup de fil de Londres : “Allô, Jack Arel ? Vous existez toujours ?... On vous cherche depuis six mois !” Le type, un Français vivant à Londres, était un producteur travaillant avec Zomba Music, un éditeur qui venait de racheter tout le catalogue “illustration sonore” de Chappell France. Il me dit que sa société a l’intention de produire un double CD chez Virgin avec une sélection des meilleures musiques de ce répertoire et précise : “Et il se trouve que la plupart des musiques sélectionnées... sont les vôtres !” Il m’invite à venir le voir.       <br />
       À Londres, je suis présenté à deux jeunes gens qui ont cette réaction en me voyant : “Mais vous n’êtes pas si vieux que ça ! Monsieur, vous n’avez pas la notoriété que vous devriez avoir ! Les Français ne connaissent rien du tout...” Le soir-même, on m’invite dans un restaurant où un banc de Japonaises se précipitent sur moi pour que je leur dédicace des foulards ! On m’invite à la radio et à la télévision.       <br />
       Les gens de Zomba m’expliquent : “On vient de commercialiser ces musiques parce qu’il y a un regain d’intérêt pour elles, un engouement qui touche le milieu des collectionneurs de disques. Dans les boutiques spécialisées à Londres, le prix de vos disques vinyle, quand on en trouve un, peut aller jusqu’à 2000 francs...” Zomba a donc sorti cette compilation qui s’est vendue à 35 000 exemplaires en huit jours. Par la suite, les deux producteurs se sont brouillés pour des problèmes de royalties, et il n’y a plus eu de suivi...       <br />
       Il y a quatre ans, sur une compilation anglaise, “Talkin’ all that jazz”, je me suis retrouvé en compagnie d’Al Jarreau, Jill Scott, David Hall...       <br />
       En France, Frédéric Leibovitz, qui vient de récupérer tout ce catalogue chez BMG, m’a appellé : “Jack, il faudrait qu’on fasse quelque chose avec ce répertoire...” Je lui ai répondu : “Putain ! Vous vous réveillez avec vingt ans de retard !”       <br />
       Si je ne suis pas connu, je m’en fous ! Ce métier, je le fais avant tout pour moi. Je fais la musique que j’ai envie de faire. Et si j’arrive à placer quelque chose, tant mieux. Quand j’ai composé I’ll never leave you, j’ai été le premier à faire ce genre de musique américaine made in France. Moi, ce qui m’intéresse, c’est d’être le premier, d’être au départ de quelque chose. Si je dois suivre ce que font les autres, ça ne m’intéresse pas. »        <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Raoul Bellaïche</span>       <br />
       (1) Voir les rééditions publiées par le label Vadim Music : http://www.vadimmusic.com/index.ph       <br />
       • « The French Legend of Library Music », double CD (et double LP) paru le 27 mai 2007 chez Koka Media / Vadim Music.       <br />
       • Site Jack Arel : www.jackarel.com/       <br />
              <br />
       <b>Scénarios</b>       <br />
       « J’ai toujours eu comme violon d’Ingres l’écriture de scénarios. J’en ai déjà écrits et je suis en ce moment sur deux ou trois projets importants que j’essaie de défendre... Ça m’amuse parce que je me lance dans un domaine qui n’est pas le mien et j’ai l’impression de redémarrer comme à 20 ans dans le métier de la chanson... Cest un challenge. J’ai aussi un projet de comédie musicale mais je ne sais pas si je la monterai en France... »       <br />
              <br />
       <b>Cinéma et télévision</b>       <br />
       Après Les Jeunes Loups, Jack Arel a composé la musique de nombreux  films français, notamment Le voleur de crimes de Nadine Trintignant (1969), Mont-Dragon de Jean Valère, avec Jacques Brel (1970), Le seuil du vide de Jean-François Davy (1971), La Baraka de Jean Valère, avec Roger Hanin (1982)...  À la télévision, il a signé la musique des génériques de Midi Première (1969) et de 30 millions d’amis (1976), de séries TV comme Aux Frontières du possible (1971-1974), Docteur Caraïbes, avec Louis Velle (1973), Les Douze légionnaires de Bornard Borderie, avec Yves Vincent (1976), Les diamants du président de Claude Boissol, avec Michel Constantin (1977), Le temps des As de Claude Boissol, avec Bruno Pradal (1978) ainsi que plusieurs épisodes du Commissaire Moulin (1979-1982)...       <br />
              <br />
       <b>La naissance mouvementée d'un tube...</b>       <br />
       Compositeur de la musique du film Les Jeunes Loups, Jack Arel raconte ici la naissance mouvementée de I’ll never leave you, slow du film et tube de l’année 1968... et, depuis, standard de Nicole Croisille alias Tuesday Jackson...       <br />
              <br />
       Devenu gérant de La Compagnie, société d’édition fondée par Hugues Aufray [voir Je chante n° 29], Norbert Saada prend contact avec moi et d’autres auteurs et compositeurs comme Guy Magenta (décédé peu après), José Bartel, Jean-Michel Rivat et Frank Thomas...       <br />
       Nicole Croisille nous a vite rejoints. Elle venait de faire Un homme et une femme et elle était raide comme un passe-lacet... Car sa prestation dans le film, où elle chante en duo avec Pierre Barouh, était celle d’une choriste... Et plutôt que des royalties sur un film et une musique dont on ne soupçonnait pas la destinée, elle avait préféré toucher un cachet qui, faute de budget, n’était pas follichon...       <br />
       Avec Guy Magenta et un jeune Libanais dont j’ai oublié le nom, nous commençons à faire des maquettes, Christian Chevallier se chargeant des arrangements. Très vite, Norbert se retrouve avec une vingtaine de titres en anglais. Nicole en enregistre quelques uns.       <br />
       Un jour, Norbert m’annonce : « Marcel Carné cherche des musiques pour son prochain film et il vient nous voir cet après-midi... » On lui fait écouter toutes les musiques enregistrées et Carné choisit cinq titres : un de Guy Magenta (The Words), un autre dû à garçon qui se faisait appeler Cyril (Praying) et trois à moi dont Mary, Mary et Dawn comes alone, mais pas I’ll never leave you... car je ne l’avais pas encore composé !       <br />
              <br />
       <b>« Il me faut le slow ! »</b>       <br />
       Avant de repartir, Carné demande à Norbert Saada : « C’est bon, mais il manque “le titre”, il me faut le slow... » Le lendemain, Norbert nous convoque tous : « Les enfants, vous vous démerdez, mais il me faut “le slow” ! » Je rentre chez moi, sans savoir quelle musique va en sortir... Mais il faut qu’il en sorte quelque chose ! Je m’enferme tout un après-midi, je coupe le téléphone et je « ponds » la musique de ce qui va être “le” slow du film Les Jeunes Loups...       <br />
       Carné, qui se voulait proche de la jeunesse du moment, pensait aux... Beatles ou aux Rolling Stones pour la bande originale de son film !       <br />
       Je fais écouter la bande à Norbert qui me prévient : « Le seul problème, c’est que je lui ai dit que tu étais Américain... » Car Saada, ne voulant pas contrarier Marcel Carné, lui avait affirmé que sa société n’employait que des Anglais et des Américains... Et voilà qu’arrive Carné. Au premier contact, il s’aperçoit de la supercherie : « Ah ! mais il est Français, le compositeur ! » Avec sa faconde de Juif tunisien, Norbert ne se laisse pas démonter : « Oui, mais il travaille comme les Américains ! »       <br />
       On s’installe alors dans un petit bureau et je lui joue le thème de I’ll never leave you pendant une heure, sous toutes les formes musicales imaginables... « Formidable ! C’est exactement ce qu’il me faut. » Et c’est ce thème qu’il choisit pour la chanson principale du film dont, finalement, je compose presque toutes les musiques.       <br />
       Et puis on entre en studio, à Europa-Sonor, rue de la Gaîté, avec Jean-Michel Pou-Dubois comme preneur de son. Norbert, comme à son habitude, avait « vendu sa salade » à Marcel Carné : « Vous savez, moi, je fais toutes mes séances en Angleterre. » « Et la chanteuse ? », s’inquiète le réalisateur. « Elle est Anglaise ! », réplique Saada. Carné insiste : « Bon. Alors, on part quand à Londres ? » Saada : « Bientôt, ne vous inquiétez pas ! »       <br />
       Une fois Carné parti, Norbert nous annonce : « On va tout enregistrer à Paris ! On a tous les musiciens ici. »       <br />
       Le jour de la séance d’enregistrement approche. Carné revient sur le sujet : « Vous m’aviez dit que l’on irait à Londres... » Saada : « Oui, mais en fait, ce sont les Anglais qui vont venir enregistrer ici ! La séance aura lieu dans la nuit. Venez demain au studio vers minuit... » Carné s’en va et Norbert nous avertit : « Il va venir à minuit mais on commencera à enregistrer dès neuf heures du matin. Quand il arrivera, tout sera fait, il ne verra ni les musiciens ni les chanteurs ! »       <br />
              <br />
       <b>Un coup de poing dans le ventre</b>       <br />
       Studio Europa-Sonor, le lendemain. On lance le play-back de I’ll never leave you, Nicole chante et on prend tous un coup de poing dans le ventre... J’avais bien entendu déjà répété avec elle au piano, mais ce qu’elle a « donné » là, avec l’orchestration de Christian Chevallier, nous a tous laissés sur le carreau... Cela prenait une tout autre dimension.       <br />
       En deux prises, la chanson principale était « en boîte ». On soufflait un peu quand, vers minuit, comme prévu, arrive Marcel Carné... Il pousse la porte du studio : « Ah ! J’étais sûr que vous alliez enregistrer avant mon arrivée ! » Depuis la console, Norbert lance la bande de I’ll never leave you. Réaction de Carné : « Mais c’est fantastique ! » Nicole vient alors vers moi : « Dis donc, ça fait vingt minutes que monsieur Carné est là et aucun d’entre vous n’a eu la délicatesse de me présenter à lui ! Si ça continue, je vais le faire moi-même ! » J’essaie de la calmer : « Surtout pas ! Écoute, il croit que tu es Anglaise... » Nicole : « Ah ! il croit que je suis Anglaise... » Elle se tourne vers lui : « Monsieur Carné, bonjour ! Je suis Nicole Croisille... »       <br />
       Carné demande alors à repartir avec une copie de la chanson qu’il va tester dans toutes les discothèques de Paris, avec la réaction que vous imaginez...       <br />
       Dernier problème : Nicole était en contrat avec les disques AZ. Lucien Morisse, à qui on a fait écouter I’ll never leave you, a cette réaction : « C’est formidable mais ça ne marchera jamais ! » On a donc sorti le disque chez Riviera, un label de Barclay.       <br />
              <br />
       <b>« Avoir le Métier à ses pieds... »</b>       <br />
       Nous étions fin 1967. Arrive le Midem, en janvier 1968, où Nicole doit recevoir un prix pour Un homme et une femme. Et ce soir-là, en avant-première mondiale, elle chante aussi I’ll never leave you, le thème du prochain film de Marcel Carné. Quand elle eut fini sa chanson, j’ai eu « le métier » à mes pieds... Tout le monde se précipite vers vous, vous êtes sollicité de partout... Une heure après, nous étions en direct sur Europe n° 1, Carné à Paris, moi à Cannes, à parler du film et de la chanson de Nicole...       <br />
       C’est à ce moment qu’est entré en jeu Léo Missir : « On ne peut pas utiliser le nom de Nicole Croisille puisqu’elle est sous contrat chez AZ... qui n’en a pas voulu. » Il a donc fallu trouver très rapidement un autre nom et c’est Nicole qui l’a trouvé. Le disque sort donc sous le pseudonyme de Tuesday Jackson avec, entre parenthèses, le nom de Nicole Croisille. Et c’est le succès que vous connaissez... Une autre chanson a pas mal marché : le jerk Mary, Mary par le groupe anglais The Krew. Frank Alamo en avait enregistré une très bonne adaptation sous le titre C’est ça la vie.       <br />
       Finalement, la musique des Jeunes Loups a très bien marché — l’album est même sorti aux États-Unis —, beaucoup plus que le film qui, lui, s’est un peu « ramassé », mais Carné, reconnaissant,  m’a recommandé à d’autres metteurs en scène. Ce film m’a véritablement propulsé dans le cinéma, comme compositeur. Ensuite, j’ai travaillé davantage pour la télévision, beaucoup de séries et de génériques d’émissions. À un moment, je travaillais avec Catherine Chaillet et je faisais presque tous ceux de TF 1 (30 millions d’amis, Les Tiffins...)       <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Raoul Bellaïche - septembre 2007</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>JE CHANTE septembre 2007</b> - Magazine N°1 nouvelle série</span> : <span style="font-style:italic">Numéro consacré à Nicole Croisille + Dossier spécial sur le film "Les Jeunes Loups" de Marcel Carné.</span>       <br />
       Magazine en vente uniquement par correspondance sur le Site <a class="link" href="http://www.jechantemagazine.com/Index%20LA%20UNE.html">www.jechantemagazine.com</a>       <br />
       
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   <title>CINESERENADE.com : Rencontre avec Jack Arel</title>
   <updated>2007-08-02T22:59:00+01:00</updated>
   <id>http://www.jackarel.com/index.php?action=article&amp;numero=33</id>
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   <published>2007-07-20T22:17:00+01:00</published>
   <author><name>Jack Arel</name></author>
   <content type="html">
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/692778-846849.jpg" alt="CINESERENADE.com : Rencontre avec Jack Arel" title="CINESERENADE.com : Rencontre avec Jack Arel" />
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      <b><span class="u">Rencontres :</span></b>       <br />
       <b>JACK AREL, COMPOSITEUR ORIGINAL ET BIEN FRANÇAIS !  </b>            <br />
       Compositeur bien français, la reconnaissance de Jack AREL, souvent associé au générique mythique de 30 MILLIONS D'AMIS, arrive de l'Angleterre ! Ses passions pour le jazz, son expérience dans la variété, l'ont amené au cinéma, notamment le film de Marcel CARNE LES JEUNES LOUPS. Surtout, il intègre l'univers de l'illustration sonore grâce aux éditions Chappell qui lui accordent une grande liberté créative dès les années 1960 et pour 10 ans. 30 ans après, avec le soutien de producteurs britanniques intéressés surtout par des remixes, Jack AREL revient avec un double cd d'anthologie : Ses meilleures musiques originales de la librairie sonore Chappell sur le premier et une sélection de remixes sur le deuxième. Un concept qui rappelle ses 11 albums regroupant une face d'instrumentaux fusionnant la musique pop et le jazz, une autre de jingles que s'arracheront les stations de radios du monde entier. Très riches dans les harmonies comme dans les orchestrations, ces musiques empreintes d'influences anglo-saxonnes ont été conçues en collaboration avec Jean-Claude PETIT puis le trompettiste Pierre DUTOUR; Des associations naturelles pour un musicien qui considère qu'un compositeur ne peut pas tout maîtriser. Comparant la conception musicale au parcours de l'eau d'une rivière, il déroule ses idées de manière naturelle sans jamais les forcer. Lucide sur son métier, Jack AREL nous raconte ses années Chappell, en passant par ses histoires avec le cinéma, TF1 et ses projets en tant que scénariste.
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/692778-846852.jpg" alt="CINESERENADE.com : Rencontre avec Jack Arel" title="CINESERENADE.com : Rencontre avec Jack Arel" />
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      <b><span class="u">Les Années Chappell</span></b>       <br />
       <b>Comment en êtes-vous venu à composer pour les éditions Chappell, spécialisées dans l'illustration sonore ? </b>       <br />
       <b>JA)</b> Au début de ma carrière, je me trouvais sous la protection de leur directeur Georges ROQUIERE qui, un jour, m'a demandé si je disposais de quelques titres à lui vendre. Maintenant, je n'avais pas envie de faire la même musique que les compositeurs de référence dans le domaine de l'illustration sonore, par exemple Paul BONNEAU. Je souhaitais explorer d'autres directions. Quand il m'a demandé si j'avais des idées, je ne savais pas trop quoi répondre. Il m'a alors commandé un premier album, en me laissant complètement libre, ce qui m'a permis d'innover.       <br />
              <br />
       <b>Pour quelle raison avez-vous immédiatement collaboré avec des compositeurs comme Jean-Claude PETIT ?</b>       <br />
       <b>JA) </b>Parce qu'à cette époque, je ne maîtrisais pas les arrangements. J'avais besoin d'un collaborateur, en l'occurrence Jean-Claude PETIT qui démarrait lui aussi dans les années 1960 comme pianiste de Sylvie VARTAN. Très souvent, j'écrivais les thèmes avant que nous discutions du concept et qu'il finisse les arrangements. Il nous arrivait aussi de travailler ensemble. Nous avons ainsi enregistré 4 disques qui ont constitué pour lui une formidable carte de visite et, surtout, lui ont permis de gagner 10 ans. Nous étions tous les deux très jeunes mais bénéficions d'un budget et de la liberté créative.       <br />
              <br />
       <b>Après Jean-Claude PETIT, qu'est-ce qui vous a motivé à collaborer avec le trompettiste Pierre DUTOUR ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Le fait qu'il soit un copain et, surtout, un musicien extraordinaire. Comme moi, il balbutiait dans les arrangements. Il rentrait dans un domaine complètement nouveau pour lui. Notre collaboration s'annonçait plus difficile qu'avec Jean-Claude PETIT mais je l'ai encouragé. Nous avons commencé à travailler sur des musiques de films, notamment MONT-DRAGON de Jean VALERE avec Jacques BREL et des séries télévisées. Puis nous nous sommes séparés aussi. Depuis, je collabore avec Sylvano SANTORIO, un formidable guitariste qui a accompagné des vedettes comme Richard ANTHONY. Au début, il a hésité à travailler avec moi car il n'avait jamais écrit d'arrangements; Je l'ai rassuré en lui disant que nous allions les écrire ensemble. Nous avons alors écrit plusieurs musiques de films, notamment LA BARAKA de Jean VALERE et, encore aujourd'hui, nous travaillons sur de nouveaux films.       <br />
       
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      <img src="http://www.jackarel.com/photo/692778-846853.jpg" alt="CINESERENADE.com : Rencontre avec Jack Arel" title="CINESERENADE.com : Rencontre avec Jack Arel" />
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      A <b>quel moment est né le concept des albums avec deux faces différentes et un visuel identifiable ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Très rapidement, j'ai proposé à Jean-Claude PETIT d'enregistrer deux séances qui correspondraient aux deux faces du disque : Une de jingles et une autre de titres se situant entre la musique pop et le jazz. En ce qui concerne le visuel, je décide immédiatement que mes disques seraient de couleur noire avec une bande de teinte différente pour chaque album. Ce qui permettait aux utilisateurs de les reconnaître très facilement parmi la multitude de disques à leur disposition.       <br />
              <br />
       <b>Quel a été l'accueil de votre premier disque ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Il a été véritablement pillé par les professionnels des stations de radio ! A cette époque, il n'existait pas de musiques enregistrées pour les publicités diffusées sur les antennes de radio. Mon disque a eu un tel impact que toutes les publicités diffusées sur Europe 1 et RTL étaient accompagnées par mes musiques. Evidemment, Georges ROQUIERE m'a immédiatement commandé un deuxième disque; J'en ai ainsi enregistré 11. A partir du deuxième, j'ai commencé à fusionner les genres, notamment le jazz et la musique pop, une nouveauté pour l'époque.       <br />
              <br />
       <b>Comment se déroulaient les sessions d'enregistrements ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Une fois le concept mis en place, avec Jean-Claude PETIT, nous enregistrions le disque en 3 ou 4 séances. Alors qu'il m'en faudra beaucoup plus avec Pierre DUTOUR. Jean-Claude PETIT profitait de sa formation d'arrangeur. Tandis que Pierre DUTOUR, à la base un soliste, excellait dans toutes les parties de cuivres. Les thèmes étaient complètement écrits. Nous enregistrions toujours d'abord la base rythmique, composée de guitare basse, batterie et percussions, qui représentait la partie la plus délicate. Ensuite, nous rajoutions les cuivres ou les violons. Je laissais très souvent Jean-Claude PETIT diriger les musiciens, tandis que j'étais en cabine. Nous avons eu la chance de travailler avec les meilleurs instrumentistes de Paris pour qui ces sessions représentaient des bouffées d'air par rapport à la variété. Nous avons ainsi collaboré avec le violoniste Jean-Luc PONTY, les pianistes Georges ARVANITAS et Maurice VANDER, les batteurs André CECCARELLI et Pierre-Alain DAHAN.       <br />
              <br />
       <b>Revendiquez-vous des influences anglo-saxonnes et américaines, notamment certaines ambiances nocturnes proches de l'univers musical de Lalo SCHIFRIN ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Evidemment et je ne m'en cache pas. D'autant que Lalo SCHIFRIN a toujours représenté une référence. D'ailleurs, Jean-Claude PETIT et moi écoutions ses musiques. Nous recherchions cette ambiance car il s'agissait d'un élément novateur. Nous avons donc suivi la voie des américains car cela nous permettait apprendre et d'enrichir notre musique. Par exemple, j'ai utilisé dans Jungle Soul beaucoup de flûtes, jouées par un formidable jazzman aveugle, comme dans les musiques américaines. De même, sur le plan rythmique, nous nous inspirions de différents enregistrements et en faisions la fusion.       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi collaborez-vous toujours avec d'autres musiciens ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Parce que, à mon avis, un compositeur ne peut pas faire de la musique tout seul. Les Américains l'ont bien compris quand ils vous demandent immédiatement si vous avez besoin d'orchestrateurs. Moi, j'écris moi-même certains arrangements. Mais, quand il faut donner davantage de puissance, je n'hésite pas à recourir à un collaborateur qui me l'apportera. Cela ne peut être qu'enrichissant pour moi et ma musique. Par exemple, il n'y a pas de honte à faire appel à un collaborateur pour construire les rythmiques ! Hormis certains grands noms, je pense que les compositeurs qui orchestrent eux-mêmes leurs musiques aux Etats-Unis sont dans l'erreur. D'ailleurs, ils n'y font souvent que quelques musiques puis disparaissent.       <br />
              <br />
       <b>Georges DELERUE constituait-il une exception ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Oui, quoiqu'il ait eu parfois besoin d'aide. Je le sais pour lui avoir rendu service en collaborant en 1988 sur la musique du film LE COMPLOT, réalisé par Agnieska HOLLAND avec Christophe LAMBERT. J'avais pris la direction musicale du film, sur la demande du producteur Jean-Pierre ALESSANDRI, pour lequel j'avais composé les musiques de ses films de cinéma et de télévision.
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      <b><span class="u">Originals &amp; Remixes</span></b>       <br />
       <b>Qui est à l'origine de ce double cd ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Les Anglais ! Pierre Michel LEVALLOIS, le directeur de production de Koka média France, m'a expliqué qu'après la vente du catalogue Chappell au groupe Zomba, ils envisageaient, avec Virgin, de sortir un disque de mes musiques. A condition que j'accepte qu'il contienne des remixes; Une idée qui ne m'enthousiasmait guère au début. Puis, m'apercevant que je ne pouvais lutter contre le principe, dans l'air du temps, des remixes, à l'origine de ma reconnaissance en Angleterre, j'ai suggéré le concept d'un double album : Les versions originales sur le premier disque et les remixes sur le deuxième. Il s'agissait d'un format satisfaisant pour les producteurs et qui évitait que je me sente lésé. Ce qui aurait été le cas avec un disque composé uniquement de versions remixées.       <br />
              <br />
       <b>Qui s'est chargé de sélectionner les remixes ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> J'ai fait complètement confiance à Vincent NAYROLLES dans la direction artistique du projet, en particulier le choix des musiciens chargés de remixer mes musiques. Je trouve qu'il a fait un excellent travail. Je ne me voyais vraiment pas, en néophyte que je suis, contrarier des gens partis enthousiastes pour travailler à partir de mes musiques. Quelque part, leur démarche me rappelle la mienne avec des moyens différents bien que nous ne disposions ni des synthétiseurs ni de tous les appareils permettant de faire des effets sonores. Je me rappelle avoir innové dans l'enregistrement des Quatre Saisons, en utilisant un appareil qui s'appelait la Bronté, une espèce d'énorme cheminée installée dans les studios de Pathé Marconi. Moi, je suis ouvert à toute composition nouvelle à condition qu'elle apporte des éléments novateurs. Je me rappelle une chanson écrite pour Mouloudji intitulée L'Amour, L'Amour, L'Amour dont le remixe par le groupe L'Amour avait fait le tour du monde. Je trouve formidable qu'une chanson revisitée puisse voyager et obtenir un nouveau succès. Bien sûr, j'ai été d'avantage sensible à certaines démarches musicales. Mais, dans l'ensemble, j'ai voulu respecter un travail qui touchait l'univers commercial très important des disc-jockeys.       <br />
              <br />
       <b>Comment vous situez-vous par rapport aux musiciens qui revisitent vos thèmes ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Comme un compositeur classique car je relève d'une tradition de la musique. Même si à l'époque je pensais musique moderne, je me suis toujours nourri de ma passion pour le jazz, d'où la chanson I'll Never Leave You. Maintenant, je suis ouvert à tous les genres, de la musique folklorique au classique. Par exemple, lors de notre collaboration sur le film MONT-DRAGON, Jean VALERE ne voulait pas travailler avec moi, préférant Michel COLOMBIER avec lequel il avait l'habitude de collaborer. Sauf que le producteur du film, emballé par ma musique pour LE GRAND CEREMONIAL de Francisco ARRABAL, voulait que je la compose. Le film racontait la vengeance d'un ancien officier de la cavalerie de Saumur engagé comme écuyer par une châtelaine, veuve d'un colonel. Un sujet qui pour moi nécessitait une musique d'empire, un style tellement démodé qui demande beaucoup d'attention et de connaissances pour ne pas se faire piéger. Je m'en suis sorti en composant une marche Napoléonienne bien en tempo pour faire danser en rythme les chevaux du Cadre Noir de Saumur. Il s'agit d'un concept au modernisme terrible qui a abouti à un thème intemporel.       <br />
              <br />
       <b>Quelle est pour vous la qualité essentielle d'un jingle réussi ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Le riff car il constitue l'accroche. En concevant des jingles dès notre premier album, Jean-Claude PETIT et moi faisons un appel du pied au marché de la publicité dont l'accroche doit être immédiate. Là encore, il fallait innover. D'où la brièveté de nos jingles, entendus d'abord à la radio puis à la télévision. Certains, comme Objectif Rythme et Train Bleu, duraient 36 secondes, ce qui était adapté à l'époque mais trop long pour les publicités d'aujourd'hui. Vous remarquerez aussi que les premiers titres étaient en français. Alors qu'ensuite j'ai tout mis en anglais. Il faut aussi rappeler, et nous l'avons découvert bien plus tard, que certains ont été utilisés dans la célèbre série anglaise LE PRISONNIER.       <br />
              <br />
       <b>Ce double album des sessions Chappell couvre combien ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Environ une dizaine, depuis 1966, avant le film LES JEUNES LOUPS. J'ai enregistré pendant cette période 1 album par an. Je me suis ensuite arrêté. Je ne voulais pas en faire plus. De plus, beaucoup de compositeurs ont voulu faire de l'illustration sonore. A la différence près qu'ils apportaient souvent leurs bandes gratuitement. D'où un impact négatif sur les éditions Chappell qui n'avaient plus besoin d'investir des budgets comme auparavant. Maintenant, mes musiques ont été distribuées dans le monde entier et m'ont apporté une force terrible. Je suis en même temps étonné et heureux de ce qui arrive avec ce disque, grâce auquel de jeunes musiciens viennent vers moi. Tout cela est très gratifiant.       <br />
              <br />
       <b><span class="u">Jazz, Chanson &amp; Cinéma !</span></b>       <br />
       <b>Etes-vous rentré dans le cinéma par le biais des chansons écrites pour le film de Marcel CARNE LES JEUNES LOUPS ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Absolument. Quand je suis arrivé de mon Algérie natale à Paris, j'ai commencé à écrire des chansons. Jusqu'au jour où Norbert SAADA, l'éditeur d'Hugues AUFRAY et le futur producteur de films, m'a demandé de travailler avec lui. C'est à ce moment que nous avons enregistré avec Nicolle CROISILLE, qui sortait du succès d'UN HOMME ET UNE FEMME, plusieurs maquettes de chansons. Au même moment, la production du film LES JEUNES LOUPS, qui n'avait pas les moyens de s'offrir des artistes anglais connus, recherchait un compositeur américain. Nous avons alors fait écouter à Marcel CARNE les maquettes enregistrées avec Nicole CROISILLE en lui faisant croire qu'elles avaient été réalisées par un compositeur anglo-saxon; Il sélectionnera 3 de mes titres.       <br />
              <br />
       <b>La chanson I'll Never Leave You en faisait-elle partie ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Elle est venue plus tard, quand Norbert SAADA a mis tous les compositeurs en compétition pour l'écriture d'un slow. Convaincu qu'il s'agissait de la chance de ma vie, j'ai composé cette chanson très rapidement.       <br />
              <br />
       <b>Comment a réagi Marcel CARNE en découvrant que vous étiez un compositeur français ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Il a hurlé ! Mais, Norbert SAADA, qui est un vendeur né, l'a convaincu d'écouter ma musique en lui disant que j'écrivais comme les américains. J'ai donc joué pendant une heure ma musique à Marcel CARNE qui m'a quitté en me disant qu'il me fallait maintenant trouver une chanteuse… anglaise ! Nous avons alors demandé à Nicole CROISILLE d'écrire des paroles en anglais sur ma musique et de chanter le titre car nous n'avions pas les moyens d'engager un interprète anglo-saxon.       <br />
              <br />
       <b>De quelle manière avez-vous convaincu Marcel CARNE d'accepter une chanteuse française ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Cela n'a pas été simple. Nous avons réussi à enregistrer toutes les musiques dans les studios parisiens de la rue de la Gaieté. En ce qui concerne la chanson interprétée par Nicole CROISILLE, Norbert SAADA avait demandé à Marcel CARNE de repasser vers minuit, lui faisant croire qu'à cette heure les artistes chantent mieux. En fait, nous avons commencé à enregistrer quelques heures auparavant et je dois dire que le résultat nous a époustouflés. Quand Michel CARNE est arrivé, il a compris qu'on lui avait raconté des histoires mais pensait toujours que l'interprète était anglaise. Jusqu'à ce que Nicole CROISILLE se présente à lui, ce qui l'a mis très en colère. Comme la chanson devait apparaître sur une séquence dans une boîte de nuit, Michel CARNE l'a fait écouter dans tous les établissements de la région avant d'accepter de l'utiliser dans son film.       <br />
              <br />
       <b><span class="u">Les Années TF1</span></b>       <br />
       <b>Par quelle chance avez-vous composé des musiques de génériques pour TF1 ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> J'ai été contacté par Catherine CHAILLET, alors responsable de la création visuelle des génériques de TFI. Comme elle avait besoin de son outil musical en même temps que son concept d'image, elle m'a commandé de nombreuses musiques de génériques : MIDI PREMIERE, AUTO MOTO et surtout LES TIFINS dont les dessins animés étaient diffusés deux fois par jour. Il faut savoir que j'ai enregistré LES TIFINS en même temps que 30 MILLIONS D'AMIS, dans les studios de l'avenue de la Grande Armée. J'ai également beaucoup travaillé pour FR3 avec Jean-Pierre ALESSANDRI, alors producteur des premiers faces à faces politiques. Il avait une émission qui s'appelait LES NOUVEAUX VENDREDIS présentée par Christine OCKRENT, qui a ensuite voulu travailler avec moi. Il s'agissait chaque fois de jingles complètement nouveaux.       <br />
              <br />
       <b>Pouvez-vous nous raconter l'histoire du générique de 30 MILLIONS D'AMIS ?</b>       <br />
       <b>JA) </b>J'avais été recommandé par un ami réalisateur à Jean-Pierre HUTIN, pour refaire les arrangements d'une musique américaine. Au départ, comme il refusait de me donner un budget, j'ai décliné sa proposition. En partant, il m'a dit que si j'avais une idée, il n'était pas contre. Je suis donc rentré chez moi et ai composé, pour la seule fois de ma carrière à la guitare, le thème de 30 MILLIONS D'AMIS. Ensuite, nous avons eu besoin, avec Sylvano SANTORIO, de plusieurs séances d'enregistrement pour trouver les phrasés. Evidemment, Jean-Pierre HUTIN, très intéressé, ne disposait toujours pas d'argent pour me l'acheter. Je lui ai alors donné le générique, à condition d'en conserver tous les droits. Aujourd'hui, je suis encore propriétaire de la version originale, devenue culte auprès des initiés de la chanson folk et country. Même si Jean-Pierre HUTIN a rajouté des sifflets et Reha KUTLU-HUTIN souhaite constamment le réactualiser, j'ai toujours refusé de le refaire. Je considère que ma version du générique, une mélodie folk intemporelle, est la meilleure !       <br />
              <br />
       <b><span class="u">Les Cèdres d'Amérique</span></b>       <br />
       <b>Pour quelle raison abordez-vous aujourd'hui le cinéma par le biais de l'écriture de scénarios ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Parce qu'il m'a apporté des satisfactions mais aussi des désillusions. Je n'ai d'ailleurs pas composer pour le cinéma depuis longtemps. Pour la télévision, ma dernière composition remonte à 1996, pour le téléfilm de Jean-Pierre ALESSANDRI LE BOURGEOIS SE REBIFFE avec Jean Lefebvre. J'ai souvent refusé des projets, notamment pour la télévision, car il s'agissait toujours de sujets sociaux. J'ai alors commencé à rédiger des scénarios, notamment celui des CEDRES D'AMERIQUE, un script édité récemment aux éditions Michel de MAULE, et qui ne pourra se monter qu'avec des producteurs américains. J'y raconte une grande histoire d'amour entre un journaliste politique et une religieuse qui le contraint d'adopter un orphelin libanais. L'action se déroule entre New York, Londres et des faits qui se sont réellement passés au Liban, dans le contexte actuel des enlèvements par les islamistes. Ce scénario représente pour moi un challenge dans un domaine complètement différent où tout est à construire; C'est comme si je débutais dans la musique !       <br />
              <br />
       <b>Que pensez-vous de la considération des compositeurs en France ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> On pense toujours à la musique au dernier moment, en disant au compositeur qu'on n'a pas de moyens à lui accorder; Un mensonge lorsque l'on sait que, dans le devis d'un film, il existe toujours un compartiment réservé à la musique. Simplement, les producteurs se désengagent du budget musique en espérant souvent que l'éditeur de la bande originale le prendra en charge. Au contraire, aux Etats-Unis, le compositeur a une véritable place et on lui accorde les moyens nécessaires pour travailler dans de bonnes conditions.       <br />
              <br />
       <b>Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération de compositeurs ?</b>       <br />
       <b>JA)</b> Je suis assez déçu par une très grande majorité des musiques de films françaises aujourd'hui. Au contraire, aux Etats-Unis, beaucoup de jeunes compositeurs sont très prometteurs; Ce dont je me suis aperçu lorsque j'ai été en compétition avec eux pour la composition de la musique d'une série qui n'a finalement jamais été tournée. En France, beaucoup de compositeurs, qui possèdent certaines qualités, s'essayent à la musique de films. Mais, au final, trop de partitions mettent en évidence une méconnaissance du métier. Maintenant, les metteurs en scènes sont parfois étouffants et ont une part de responsabilité. Ce que j'illustrerai par cette anecdote : Un jour, Jean-Pierre MELVILLE me demande, sur les conseils de Jacques DORFMANN, qui avait produit LE VOLEUR DE CRIME de Nadine TRINTIGNANT dont j'avais composé la musique, de lui proposer un thème pour L'ARMEE DES OMBRES. Alors qu'il pressentait déjà Eric DEMARSAN. Comme unique indication, il me recommande d'acheter le livre de Joseph KESSEL. Tandis que le producteur m'encourage à visionner LE BAL DES MAUDITS sur lequel le réalisateur Edward DMYTRYK avait utilisé la musique de Ludwig Van BEETHOVEN, ce qui avait plu à Jean-Pierre MELVILLE. Je compose alors une œuvre intégrale pour piano en trois dimensions qui traite de la défaite, de la résistance et de la libération. Sûr de moi, j'ai cru que le ciel me tombait sur la tête quand Jean-Pierre MELVILLE m'a dit que j'avais composé la musique pour un très mauvais film ! Le temps passe et je compose la musique de la série LA VIE FILMEE DES FRANÇAIS. Pour le dernier épisode, Alexandre ASTRUC me prévient que je ne dispose pas du temps nécessaire pour composer la musique souhaitée, en l'occurrence du Ludwig Van BEETHOVEN. Je visionne le film et, immédiatement, j'entends sur ses images ma musique composée pour Jean-Pierre MELVILLE 5 ans auparavant. Comme Alexandre ASTRUC croyait que je l'avais composée en 8 jours, il se sentait gêné car, pour lui, j'avais écrit la musique pour un très grand film ! Hypocrite, je n'ai rien dit.       <br />
              <br />
       <b>Avez-vous 30 millions d'amis ?</b>       <br />
       <b>JA) </b>J'en ai très peu, car je suis très sélectif mais aussi très fidèle en amitié. Evidemment, grâce à la télévision, je suis l'ami des animaux. Je suis d'ailleurs un fervent protecteur des animaux. Je possède un cheval, un pur-sang arabe se nommant Parsifal, que je monte pratiquement tous les jours et un chien. Mon seul regret reste de ne pas avoir plus de contacts intimes avec la production de 30 MILLIONS D'AMIS. Nos rapports font qu'ils préfèrent le conflit à l'amitié. Je le regrette car, adorant les animaux, j'aurais aimé aider leur fondation, participer à des campagnes.       <br />
       <span style="font-style:italic">Entretien réalisé par Pascal HENRY, à Paris le 5 juillet 2007</span>       <br />
              <br />
       <b>JACK AREL ORIGINAL &amp; REMIXES</b> - Double cd édité chez KOKA média - Vadim music - Déjà disponible.       <br />
       http://www.vadimmusic.com/fiche.php?id=271       <br />
       <b>A lire également :</b> La critique en rubrique chroniques       <br />
       <a class="link" href="http://cineserenade.com/rencontreavecjackarel.aspx">site internet : CINESERENADE.COM</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Nouvel Album : sortie le 27 mai 2007</title>
   <updated>2007-09-06T13:34:00+01:00</updated>
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   <category term="Remixer" />
   <photo:imgsrc>http://www.jackarel.com/photo/imagette-636921-777652.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-05-17T13:11:00+01:00</published>
   <author><name>Jack Arel</name></author>
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      <img src="http://www.jackarel.com/photo/636921-777600.jpg" alt="Nouvel Album : sortie le 27 mai 2007" title="Nouvel Album : sortie le 27 mai 2007" />
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      "Strange Galaxy" Jack Arel / originals &amp; remixes (Koka Media, Vadim Music)
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Disponible à la <b>FNAC</b> : <a class="link" href="http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1963747&OrderInSession=1&Mn=2?=-13&SID=212436dd-4e69-6b1c-86b1-aa4020bae5d1&TTL=260420071256&Origin=FnacAff&Ra=-28&To=0?=1&UID=1B8677D26-15BA-B310-1FBF-A29C38651ADD&Fr=0">2 CD album</a> et <a class="link" href="http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1963748&OrderInSession=1&Mn=2?=-13&SID=212436dd-4e69-6b1c-86b1-aa4020bae5d1&TTL=260420071256&Origin=FnacAff&Ra=-28&To=0?=2&UID=1B8677D26-15BA-B310-1FBF-A29C38651ADD&Fr=0">vinyl </a>       <br />
       <b>Contact Label :</b> <a class='' href="mailto:info@vadimmusic.com">mail</a> de VadimMusic       <br />
       <a class="link" href="http://www.myspace.com/jackareldmm">Myspace</a> de Jack Arel       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">JACK AREL : THE FRENCH LEGEND OF LIBRARY MUSIC Including revisited versions by <b>Telepopmusik, Marc Collin, villeneuve, Barth, Swayzak, Bang Bang, Le Tone, Luke Vibert, Poni Hoax</b>...</span>       <br />
              <br />
       <b><span class="u">CD1 ORIGINALS</span></b> : 28 remastered orignial tracks by JACK AREL with JEAN-CLAUDE PETIT and PIERRE DUTOUR : “Shore Of Sumatra”, “Jungle Soul”, “Strange Galaxy”, “Ahmedabab Theme”, “Planification”, “Game Trap”, “Walking Together”, “Strange Valley”, “Bienvenue Mister Jones”, “De Paris A Liverpool”, “Riffs And Blues”, “Objectif Rythme”, “L'Amour Et L'Enfer”, “Berkenhead School”, “Bonsoir”, “Train Bleu”, “Sundown”, “Visit To Florida”, “Water Sun”, “A Tire D'Ailes”, “Sideral Rhythmic”, “Picture Of Spring”, “Picture Of Summer”, “Picture Of Autumn”, “Picture Of Winter“       <br />
              <br />
       <b><span class="u">CD2 REMIXES</span></b> : 18 artists pay homage to Jack Arel : TELEPOPMUSIK, LE TONE, SWAYZAK, BARTH, AXEL AND THE FARMERS vs PRINCE FATTY, COUNT DE MONEY, MOWO!, CURTIS, 25 HOURS A DAY, GUY ET ZAB, PONI HOAX, LUKE VIBERT, BANG BANG, MARC COLLIN       <br />
              <br />
       Koka Media et Vadim Music présentent une réédition des légendaires sessions Chappell de Jack Arel enregistrées à Paris dans les années 60, accompagnées d'une collection de remixes et de nouvelles versions de Telepopmusik, Le Tone, Swayzak, Barth, Axel And The Farmers vs Prince Fatty, Poni Hoex, Luke Vibert, Marc Collin, etc...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/636921-777652.jpg" alt="Nouvel Album : sortie le 27 mai 2007" title="Nouvel Album : sortie le 27 mai 2007" />
     </div>
     <div>
      Au même titre que David Axelrod ou Michel Colombier, Jack Arel appartient à la Constellation des compositeurs dont l'écriture a marqué au fer rouge la musique populaire des années soixante et soixante-dix. À travers son travail pour le cinéma (René Clément, Marcel Carné), la télévision (l'inoxydable ballade folk de <span style="font-style:italic">Trente Millions d'amis</span>), la variété (Tom Jones, ou le tube <span style="font-style:italic">I"ll Never Live</span> You interprété par Nicole Croisille), le ballet, et le théâtre, il a imposé sa signature.       <br />
              <br />
       Mais s'il reste un vaste teritoir à défricher dans l'oeuvre de Jack Arel, c'est Celui de L'illustration musicale. Avec le jeune Jean-Claude Petit en complice d'écriture, puis avec Pierre Duffour, sa longue et fructueuse collaboration avec Chappell, entamée au printemps 1966 a scellé le son d'une époque, en france et par-delà les frontières jusqu'au mythique village du Numéro Six : on retrouve plusieurs des titres enregistrés alors dans des épisodes de la mytjique série anglaise<span style="font-style:italic"> Le Prisonnier</span>. Au virage du nouveau siècle, c'est encore d'Angleterre que vient la reconnaissance à travers une anthologie des sessions Chappell d'Arel, double CD qus'arrachent illico les DJ de Londres, New York ou Tokyo. Réjouissons-nous que la France reconnaisse enfin le talent de l'un de ses plus grands compositeurs.       <br />
              <br />
       <b>contact promo :</b> cocoshaker / Julien Wautier : <a class='' href="mailto:cocoshaker.contact@free.fr">mail</a> 06.10.07.14.98 / 09.51.01.60.02
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.jackarel.com/index.php?action=article&amp;numero=29" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Florent PAGNY</title>
   <updated>2007-09-06T13:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.jackarel.com/index.php?action=article&amp;numero=28</id>
   <category term="Chanson" />
   <photo:imgsrc>http://www.jackarel.com/photo/imagette-632930-772562.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-05-13T00:56:00+01:00</published>
   <author><name>Jack Arel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jack Arel a composé des chansons pour cet artiste     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632930-772554.jpg" alt="Florent PAGNY" title="Florent PAGNY" />
     </div>
     <div>
      Florent Pagny est un chanteur français né à Chalon-sur-Saône. Florent Pagny est très vite attiré par la musique. Il fréquente ainsi le Conservatoire de Levallois-Perret. Il commence, malgré tout, sa carrière d'artiste, comme figurant, puis comme acteur.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632930-772556.jpg" alt="Florent PAGNY" title="Florent PAGNY" />
     </div>
     <div>
       Il apparaît dans Inspecteur la Bavure, L'As des as, L'Honneur d'un capitaine ou Fort Saganne. En 1987, il écrit sa première chanson : N'importe quoi.       <br />
              <br />
       Le succès de N'importe quoi est fulgurant, restant 8 semaines à la première place du Top 50. Cette chanson est suivie par Laissez-nous respirer, puis par sa reprise de Comme d'habitude. Les reprises deviennent plus tard l'une de ses spécialités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632930-772558.jpg" alt="Florent PAGNY" title="Florent PAGNY" />
     </div>
     <div>
      En 1989, les Victoires de la musique le sacrent révélation masculine de l'année.       <br />
       Son premier album sort en 1990. Il porte le titre de Merci. Principal auteur de ses chansons, celles-ci commencent à fâcher, notamment les critiques, peu enclins à se faire traiter d'"artistes ratés" dans Presse qui roule. Le boycott de la presse écrite est suivi par un déclin des ventes, et par des problèmes personnels. Son deuxième album, Réaliste, n'est pas un succès.       <br />
       Jean-Jacques Goldman vient pourtant à son secours, lui compose trois chansons, sous le pseudonyme de Sam Brewski, et lui présente de nouveaux collaborateurs. L'album Rester vrai marque le début d'une carrière d'interprète exclusivement. Bienvenue chez moi, la semi-compilation qui suit, est un succès. Florent Pagny y reprend Caruso de Lucio Dalla.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632930-772559.jpg" alt="Florent PAGNY" title="Florent PAGNY" />
     </div>
     <div>
      Le succès lui a apporté beaucoup d'argent, cela lui a "monté à la tête" selon ses propres mots[réf. nécessaire]. Il dépense sans compter et se retrouve criblé de dettes. C'est dans cette situation qu'il essaye de tricher avec les impôts, car il ne pouvait plus les payer. L'administration fiscale l'a accusé de ne pas avoir déclaré une certaine quantité d'avances sur recettes, et ce à trois reprises. Il est condamné[réf. nécessaire] et perd tout. Il finit par dormir dans sa voiture, comme cela lui était déjà arrivé avant. Il décida alors de se reprendre en main et d'être, bien sûr, un peu plus raisonnable.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632930-772561.jpg" alt="Florent PAGNY" title="Florent PAGNY" />
     </div>
     <div>
      Si, pour certains, sa nouvelle vie en Patagonie lui permet de fuir le fisc français, pour d'autres, cet exil lui permet de vivre une vie normale et équilibrée, avec sa compagne Azucena et ses enfants. Son nouvel album en 1997 s'intitule Savoir aimer. Florent y fait appel aux compositeurs du moment, Goldman, Erick Benzi, Jacques Veneruso, et à un nouveau compositeur interprète, Pascal Obispo, qui lui signe Savoir aimer, pour un succès immédiat.       <br />
       Vu le succès de ses reprises, Pagny sort un album de reprises, en 1999, RéCréation. De Jolie môme à Antisocial, il mélange les genres sur des arrangements technos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632930-772562.jpg" alt="Florent PAGNY" title="Florent PAGNY" />
     </div>
     <div>
      Il alterne alors les albums originaux et de reprises (du moins en partie) en changeant régulièrement de look : Châtelet Les Halles, en 2000, dont la plage-titre est signée par Calogero; 2, un album de duos, en 2001; Ailleurs Land, en 2003, dont le premier extrait signé Obispo-Florence traite de ses problèmes avec le Fisc (Ma liberté de penser) et, enfin, en 2004, un album comportant essentiellement des reprises du répertoire lyrique, Baryton, mal nommé, les airs classiques de cet album étant composés pour des ténors.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.florentpagny.org/">Site Officiel</a> de Florent Pagny
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.jackarel.com/index.php?action=article&amp;numero=28" />
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   <title>Eddy MITCHELL</title>
   <updated>2007-05-13T00:52:00+01:00</updated>
   <id>http://www.jackarel.com/index.php?action=article&amp;numero=27</id>
   <category term="Chanson" />
   <photo:imgsrc>http://www.jackarel.com/photo/imagette-632911-772548.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-05-12T23:59:00+01:00</published>
   <author><name>Jack Arel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jack Arel a composé des chansons pour cet artiste     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632911-772530.jpg" alt="Eddy MITCHELL" title="Eddy MITCHELL" />
     </div>
     <div>
      Claude Moine, plus connu sous le pseudonyme d'Eddy Mitchell, parfois surnommé Schmoll, est un chanteur et acteur français né à Paris (quartier de Belleville). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632911-772531.jpg" alt="Eddy MITCHELL" title="Eddy MITCHELL" />
     </div>
     <div>
      Eddy Mitchell, c’est d’abord un gamin de Belleville, un titi parisien issu d’une famille populaire qui rêve devant les affiches de cinéma de son quartier.        <br />
       Sur l’écran, un lonesome cow-boy, un cavalier viril qui chevauche parmi les grands espaces de l’ouest américain, John Wayne, Gary Cooper, un flingue à la ceinture et le courage bien accroché.        <br />
       C'est par admiration pour le chanteur et acteur Eddie Constantine qu'il choisit comme pseudonyme le prénom Eddy.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632911-772532.jpg" alt="Eddy MITCHELL" title="Eddy MITCHELL" />
     </div>
     <div>
      Son groupe, Les Five Rocks, fut débaptisé et renommé à leur insu Les Chaussettes Noires par Eddie Barclay, patron de sa première maison de disques, qui avait conclu un accord promotionnel avec Les Lainières de Roubaix.       <br />
       Ayant monté son premier groupe de rock dès l'âge de 14 ans, en 1956, le jeune Claude Moine sera régulièrement sur scène, jusqu'en 1961, en particulier dans le « temple du rock », le Golf-Drouot à Paris. La consécration viendra dès 1961 avec les ventes impressionnantes des disques de son groupe Les Chaussettes Noires. À son retour du service militaire en 1963, une carrière en solo qui l'a vu subir plusieurs « métamorphoses », le plus souvent avec un certain succès.       <br />
       Il y a loin des rues de l’est parisien à l’ouest américain mais Claude va franchir la distance en un clin d’œil, en quelques décennies, pas mal de galettes vinyles et des kilomètres de pellicule.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632911-772533.jpg" alt="Eddy MITCHELL" title="Eddy MITCHELL" />
     </div>
     <div>
      Alors qu’il aurait pu se contenter de n’être qu’un simple employé de banque, ce qu’il fit à l’âge de 14 ans, il a une révélation, la musique rock’n roll des années 50, Elvis, Bill Haley, Gene Vincent. Une guitare, la scène ouverte du Golfe Drouot et le voilà chanteur. Il a une gueule et une coupe de cheveux à l’américaine, on le surnomme « Schmoll ».       <br />
       Claude devient Eddy au début des années 60 et forme un groupe, « Les Chaussettes Noires ». Avec « Daniela », Eddy Mitchell et son groupe signent l’un des plus gros tubes français de l’époque, pas une surprise party sans lui…       <br />
       Il entame très rapidement une carrière solo et enregistre des reprises de ses artistes anglo-saxons préférés du moment, les mêmes que cités précédemment, ce qui donne en 63 et 64 les albums « Eddy in London » et « Panorama ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632911-772547.jpg" alt="Eddy MITCHELL" title="Eddy MITCHELL" />
     </div>
     <div>
      Le chanteur découvrira ensuite d’autres influences venues de la musique black américaine comme Ottis Redding par exemple. Le rythm’n blues, la soul viendront tout au long de sa carrière enrichir son répertoire à la fois si typiquement français et si marqué par la musique venue des Etats-Unis.       <br />
       Pendant quelques années, le public aura d’ailleurs un peu de mal à le suivre jusqu’au milieu des années 70 où, en quelque sorte, Eddy Mitchell se trouve.        <br />
              <br />
       Son personnage s’est imposé, sorte de crooner à la française, géant débonnaire et bon vivant, amateur de whisky et de cinéma, faisant vivre ses histoires et ses personnages à travers ses chansons à tel point qu’ils finissent par faire partie de la mémoire nationale.       <br />
       Pour preuve, « A crédits et en stéréo », « Pas de boogie woogie », « Sur la route de Memphis », « La fille du Motel » et bien entendu, « La dernière séance » qui deviendra, en 1982, le titre d’ une émission présentée par « Monsieur Eddy », dédiée aux vieux films et qui marquera toute une génération de téléspectateurs et de cinéphiles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.jackarel.com/photo/632911-772548.jpg" alt="Eddy MITCHELL" title="Eddy MITCHELL" />
     </div>
     <div>
      A la même époque, Eddy Mitchell continue sa carrière discographique avec une constance impressionnante. « Le cimetière des éléphants », « Nashville ou Belleville », « Comme quand j’étais môme », « Couleur menthe à l’eau », « Il ne rentre pas ce soir » ou « Vielle Canaille » avec son ami Serge Gainsbourg, autant de succès, autant de chansons indémodables que l’on fredonne encore.       <br />
              <br />
       Il ne faut pas oublier non plus le côté acteur d’Eddy Mitchell, un acteur et un bon.        <br />
       Les meilleurs réalisateurs lui ont d’ailleurs fait confiance, Etienne Chatiliez pour « Le bonheur est dans le pré » en 1995, Jean-Pierre Mocky avec « A mort l’arbitre » et même Georges Lautner; il a également joué avec Gérard Lanvin dans « Ronde de nuit ».       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://eddymitchell.artistes.universalmusic.fr/main_site.php">site officiel</a> d'Eddy Mitchell
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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